Interview de Marie-Jo Hatterer, ayant-droit vivant à la Motte-Servolex, qui fabrique des masques pour une association savoyarde, mais également pour quelques bénéficiaires de notre CMCAS distribués, pour les plus âgés, par des bénévoles du Réseau Solidaire.

 

1) Bonjour Marie-Jo, pouvez-vous svp vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Marie-Jo Hatterer et je suis femme d’agent.
Dans le passé, j’ai été responsable produit dans une entreprise de produits métallurgiques, je suis ensuite partie vivre 2 ans au Laos avec mon mari. À mon retour, j’ai été licenciée.
Attirée par l’enseignement, je suis devenue AEHS  (Accompagnants des Elèves en Situation de Handicap – ex AVS) pour enfants porteurs de handicap.
J’ai fait le choix d’arrêter d’exercer une activité lorsque je suis devenue grand-mère pour m’occuper de mon petit-fils.

 

2) Comment est née cette initiative de fabriquer des masques ?
Dès le début du confinement, j’ai cousu un masque pour mon mari et moi.
J’en ai également donné un à ma voisine qui continuait à exercer sa profession.
Enthousiaste, elle m’a demandé d’en fabriquer d’autres.
Petit à petit, j’en ai fait pour tous les copains, les voisins, etc.
Après avoir fourni des masques pour tout notre quartier puis pour la mairie, j’ai cherché une association. J’ai choisi de rejoindre l’association « Couturières solidaires de la Savoie (73) », qui regroupe des couturières de la Savoie et qui fournit des masques pour de nombreux demandeurs (entreprises, particuliers, etc…).
Cette belle initiative ne pourrait pas exister sans le soutien d’autres associations comme Emmaüs ou la Croix Rouge, qui nous fournissent le tissu dont nous avons besoin.

 

3) Vous faites partie de ces « héros du quotidien », qu’est-ce que cela vous apporte ?
Je ne suis pas sûre d’être une héroïne, cette action est une évidence pour moi.
Je me couche reposée le soir, et si cela peut repousser le Covid-19 et protéger les gens, je me sens d’autant mieux. Aider les autres, c’est une thérapie.

 

4) Que se passera-t-il après le confinement ? Comptez-vous continuer cette initiative (ou une autre) ?
À ce jour, j’ai déjà fabriqué 600 masques et je compte continuer tant que j’aurai des demandes.
Je suis aussi bénévole à la Croix Rouge, ainsi que dans une association pour les personnes âgées, le bénévolat continuera donc dans ma vie bien après le déconfinement.

 

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